T'aime ma robe ? J'ai hésité. J'l'ai chipé à ma s½ur, y'en avait une autre : rouge, genre bombe thermonucléaire, tu vois ? Je sais que c'est celle là que j'aurai dû mettre mais j'ai peut-être passé, j'sais pas moi... Trois heures devant mon miroir. Mais j'y suis arrivée tu vois. J'suis jolie. Et alors là j'espère que ça te plait sinon j'te colle un de ces raclées. Attend... J'en étais où... Le problème c'est que même si tu m'disais j'adore j'te croirais pas. Julien je sais plus quand tu joues et quand tu joues pas. J'suis perdue. Attend. J'ai pas fini. Dis moi qu'tu m'aimes, dis moi juste que tu m'aimes parce que moi j'oserais jamais te le dire la première, j'aurais trop peur que tu crois que c'est un jeu. Sauve-moi. J't'en prie.
- On a jamais parlé de l'avenir tout les deux. Enfin, je veux dire, de nos deux avenirs.
- Nos deux avenirs... Tu vois, moi, spontanément, j'aurais dit NOTRE avenir... Faut croire que le présent devrait me suffire.
- Aimes moi !
- Cap !
- Attends, c'est un jeu là pour toi ?
- Non, c'est un pari. C'est toi qui l'a lancé.
- Bah si c'est moi qui l'ai lancé t'as pas su le rattraper au vol. Pauvre tache. Tu vas rater ton bus.
- Va en enfer !
- D'accord... Tu m'y accompagnes ! On se revoit pas pendant 10 ans. Cap.

